C’est avec un grand enthousiasme et beaucoup de fébrilité que nous tenons à vous faire connaître un projet qui nous tient particulièrement à cœur, le Camp de Violon Traditionnel Québécois de Lanaudière. Il s’agit d’un camp d’une durée de six (6) jours consacré à l’apprentissage et au perfectionnement du répertoire pour violon en musique traditionnelle québécoise. Il offrira également l’enseignement des deux principaux instruments d’accompagnement utilisés au Québec, soit la guitare et le piano.

 

Cette idée a germé au contact des camps de musique déjà établis hors du Québec depuis plusieurs années tel que : le Valley of the Moon Scottish Fiddling School (Californie), le Mark O’Connor Fiddle Camp (Tennessee) et le Ashokan Camp (New York). André Brunet et Éric Beaudry ont été présents, à certains de ces camps, à titre d’enseignants de la musique traditionnelle québécoise. C’est d’abord dans ces lieux que la demande d’une version entièrement québécoise s’est faite de plus en plus grande et insistante au fil des dernières années. C’est pourquoi ces deux musiciens, entrepre-neurs, ont décidé, en septembre 2007, de travailler à mettre sur pied leur propre camp de musique afin de répondre à cette demande, mais aussi à celle d’une population dont le processus identitaire tend à oublier un passé traditionnel qui ne peut que l’enrichir!

 

L’engouement pour ce style de musique est reconnu dans la région de Lanaudière. Dès les années 1970, quelques groupes y ont fait leur apparition : Hommage aux Aînés, La Bottine Souriante, Turlure, Guignolée... Et l’enthousiasme ne s’est pas démenti depuis. En effet, dans la décennie 1990, cette passion explose avec la création du Festival Mémoire et Racines et de plusieurs groupes dont : Les Charbonniers de l’Enfer, Ojnab, La Galvaude, La Volée d’Castors, Ni Sarpe Ni Branche, Les Frères Labri, Baqqhus, etc. Ces formations rassemblent des adolescents et des adultes jeunes et moins jeunes et même quelques « éminences grises » dont le savoir-faire et le répertoire enracinent le style. En outre, il y a à peine quelques années, le Cégep régional de Lanaudière a créé un département de musique traditionnelle et un programme d’études collégiales qui s’y rattache. Poussés par le goût d’entendre et de jouer la musique de leur peuple, ces artistes catalyseurs sont déterminés à briser les barrières de l’inertie derrières lesquelles ce style est confiné depuis trop longtemps aux yeux des Québécois.

 

C’est en diversifiant nos activités de mise en valeur que nous permettrons à la musique traditionnelle québécoise de rester vivante et de s’affirmer dans notre propre pays et à l’extérieur de nos frontières.